Simulateur viager : bouquet, rente et droit d'occupation
Ce simulateur transforme une valeur libre, un bouquet, un loyer de marché et une hypothèse de durée en trois scénarios de rente indicative. En viager occupé, le loyer est actualisé pour représenter économiquement l’occupation ; en viager libre, il n’est pas retranché. Le résultat est un repère local de discussion, pas un prix officiel, une table actuarielle ou une clause opposable.
À quoi sert ce simulateur ?
Le simulateur aide à passer d’une annonce ou d’un premier échange à une conversation chiffrée. Il ne prétend pas deviner la durée de vie d’une personne. Il montre plutôt comment un même bien réagit lorsque l’on change l’horizon, le bouquet, le loyer d’occupation ou le taux d’actualisation.
La première décision est de choisir le bon cas : viager occupé si le vendeur conserve un droit d’occupation à définir, viager libre si l’acheteur peut utiliser le bien dans les conditions prévues. La page sur le viager occupé explique la différence de droit ; celle sur le viager libre aide à ne pas confondre disponibilité et rendement.
Un scénario n’est utile que si ses hypothèses sont lisibles. Notez l’origine de la valeur libre, la façon dont le loyer a été retenu, le droit conservé et les clauses que le notaire devra confirmer.
Les données réellement utilisées
Le formulaire demande le type de viager, le nombre de vendeurs, le sexe et l’âge de chaque vendeur, la valeur libre estimée, le bouquet, le loyer mensuel hors charges, le taux annuel d’actualisation et un horizon central personnalisé facultatif. Les âges affichés par l’interface sont bornés à la plage qu’elle accepte ; les deux champs du second vendeur ne servent que pour le mode deux têtes.
Le loyer sert seulement au viager occupé. En mode libre, le moteur fixe la valeur d’occupation à zéro, même si un loyer a été saisi. Le bouquet doit rester inférieur à la valeur libre ; sinon l’interface signale l’incompatibilité au lieu de produire un capital négatif. De même, si l’occupation actualisée et le bouquet absorbent la valeur, le calcul demande de revoir les hypothèses.
Les données ne sont ni envoyées, ni enregistrées, ni placées dans l’adresse. Vous n’avez pas à saisir de nom, d’adresse, d’acte ou de donnée de santé. Pour un dossier réel, conservez vos pièces dans le circuit professionnel approprié et utilisez ici des chiffres de travail.
1. Valoriser économiquement l’occupation
En viager occupé, le moteur utilise le loyer mensuel hors charges comme une approximation de la valeur d’usage sur l’horizon. Il applique un facteur de rente actualisé au nombre de mois et au taux annuel choisi. La logique peut se résumer ainsi :
occupation = loyer mensuel × facteur de rente actualisé.
Le facteur transforme l’horizon en une série de mensualités actualisées. Avec un taux nul, il correspond au nombre de mois ; avec un taux positif, les flux futurs pèsent moins dans la valeur présente. Ce facteur ne décrit pas une mortalité et ne remplace pas une expertise immobilière. Il sert à rendre explicite l’hypothèse économique utilisée par le scénario.
Le loyer n’est pas un loyer garanti. Il doit être documenté et rester hors charges, comme l’indique le formulaire. Si le vendeur conserve un droit d’usage et d’habitation plutôt qu’un usufruit, la durée, les bénéficiaires et les usages doivent être confirmés séparément : la valeur du droit ne se réduit pas à un nombre saisi dans la case loyer.
2. Passer au capital de rente
Une fois l’occupation estimée, le moteur calcule le capital de rente, c’est-à-dire la part qui reste après la valeur libre, la valeur d’occupation et le bouquet :
capital de rente = valeur libre − occupation actualisée − bouquet.
La rente mensuelle indicative est ensuite obtenue en divisant ce capital par le même facteur de rente :
rente indicative = capital de rente ÷ facteur.
Cette présentation permet de comprendre pourquoi un bouquet plus élevé peut diminuer la rente et pourquoi une durée plus longue change à la fois la valeur d’occupation et le montant mensuel. Elle ne dit pas quel prix les parties doivent retenir. Pour approfondir l’arbitrage, consultez la page sur le bouquet viager puis comparez les flux avec l’outil de coût selon la durée.
3. Trois horizons au lieu d’une fausse certitude
Le moteur affiche un scénario plus court, un horizon central et un scénario plus long. Le central est soit l’horizon personnalisé saisi, soit le repère Insee 2025 associé au premier vendeur. Les deux autres sont construits autour de ce central afin de montrer la sensibilité, avec une limite technique pour le scénario long. Ces trois lignes ne prédisent pas la durée du contrat et ne sont pas des échéances.
Si vous saisissez un horizon personnalisé, vous rendez l’hypothèse explicite et modifiable. Cela peut être utile pour comparer cinq, dix ou quinze ans, mais le chiffre choisi ne devient pas une probabilité. Si vous laissez zéro, le site utilise le repère statistique prévu par le moteur et indique sa provenance dans le résultat. L’Insee décrit une population et une période ; il ne fournit pas une durée individuelle opposable.
Le cas de deux têtes
En mode deux vendeurs, le moteur demande sexe et âge pour chacun. Sans horizon personnalisé, il calcule les deux repères individuels et retient le plus long. Il affiche un avertissement explicite : ce n’est pas une espérance de survie conjointe. Aucun coefficient de couple n’est inventé et aucune addition d’espérances de vie n’est effectuée.
Cette limite est importante pour une réversion ou un paiement au dernier survivant. Apportez au notaire les bénéficiaires, les quotes-parts, le droit d’occupation et la table ou méthode professionnelle qu’il entend retenir. La page viager deux têtes et réversion détaille les questions à préparer.
Exemple de lecture
Avec une valeur libre de 300 000 euros, un bouquet de 60 000 euros, un loyer hors charges de 950 euros, un taux annuel de 2 % et un horizon central de dix ans, le scénario peut être lu ligne par ligne. Dans un viager occupé, le facteur de rente sur 120 mois est appliqué au loyer pour représenter l’occupation ; le capital restant après cette valeur et le bouquet est ensuite converti en rente indicative. Le tableau affiche aussi un horizon plus court et un horizon plus long.
Si le même scénario passe en viager libre, l’occupation devient nulle : le capital de rente ne subit plus cette déduction. Ce changement ne prouve pas que le montage libre est préférable ; il traduit seulement une différence de droit d’usage. L’exemple ne contient ni frais d’acquisition, ni travaux, ni taxe, ni indexation de rente, ni valeur future du bien. Ces éléments doivent faire l’objet de vérifications distinctes.
- Décrire le droit
Choisissez occupé ou libre et confirmez qui peut utiliser le logement.
- Tester les hypothèses
Comparez bouquet, loyer, taux et horizon sans masquer les données inconnues.
- Lire le tableau
Regardez occupation, capital de rente et rente indicative sur les trois lignes.
- Préparer l’acte
Faites confirmer valeur, méthode, indexation, charges, garanties et réversion.
Après le calcul
Copiez ou exportez le tableau si l’interface le propose, mais joignez toujours les hypothèses au scénario : date, source de valeur, loyer, taux, horizon et droit conservé. Ensuite, passez à l’outil de coût acheteur pour ajouter rentes indexées, frais et charges aux horizons voulus.
La méthodologie des simulateurs explique les formules, les tests et les limites. Le résultat devient vraiment utile lorsqu’il fait apparaître les questions encore ouvertes, plutôt que lorsqu’il donne l’illusion qu’un seul montant suffit à signer.
Questions fréquentes
Le simulateur calcule-t-il le prix d’un viager ?
Pourquoi saisir un loyer dans un viager occupé ?
Que fait le mode deux têtes ?
Puis-je utiliser le résultat dans l’acte ?
Sources et vérification
- Notaires de France. Vente et achat en viager, vérifiée le 2026-08-20.
- Insee. Décès, mortalité, espérance de vie — bilan démographique 2025, vérifiée le 2026-08-20.
- Légifrance. Code civil, articles 1968 à 1983 sur les contrats aléatoires et la rente viagère, vérifiée le 2026-08-20.
Informations recoupées avec les sources indiquées. Si vous repérez un changement, signalez-le.